Appel de dossier
Résidence artistique en science botanique
24 février 2026
Appel de dossier - Résidence artistique en science botanique
Date limite: 31 mars 2026
À qui s’adresse cette résidence :
À toute personne artiste autochtone considérée comme étudiante au moment de la résidence, ou ayant obtenu un diplôme en arts visuels à la session d'hiver 2026, sans égard à son origine, résidant dans la province de Québec.
Objectifs :
S’inscrivant dans la volonté de développer des activités multidisciplinaires en lien avec le domaine de la botanique, l’Herbier Louis-Marie et l’École d’art de l’Université Laval, en collaboration avec le Centre Ahkwayaonhkeh, proposent une résidence d’artiste de quatre semaines pour un créateur ou une créatrice autochtone, afin de repenser, à partir de sa culture et de sa vision du monde, les règles de nomenclature botanique.
La résidence comprendra, dans un premier temps, un accompagnement par les chercheurs et chercheuses de l’Herbier Louis-Marie et ses partenaires, afin de prendre connaissance des différentes recherches menées en botanique, de comprendre l’utilisation des planches d’herbier à des fins scientifiques, et de s’initier à la méthodologie en botanique.
De manière concomitante, pour les quatre semaines de la résidence, l’artiste aura accès aux ateliers techniques1 de l’École d’art, situés dans l'édifice La Fabrique de l’Université Laval, au centre-ville de Québec. On y trouve des ateliers de moulage, de menuiserie, de métal, un laboratoire d’impression et, dans le secteur de l’estampe, de sérigraphie, de gravure et de lithographie. L’artiste pourra organiser son temps à sa guise, entre l’Herbier et l’École d’art, pour tester des hypothèses et amorcer la création d’une œuvre.
À l’issue de cette résidence, les résultats de création seront présentés dans la salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins, située sur le campus de l’Université Laval, du 30 août au 9 octobre 2026.
Selon son aisance avec le public, l’artiste pourra aussi offrir une activité de médiation en lien avec sa résidence, en collaboration avec le Centre d'artistes Ahkwayaonhkeh.
Durée de la résidence : 4 semaines, du 25 mai au 19 juin 2026
Ce que doit comprendre votre demande :
- Vos coordonnées (prénom, nom, adresse postale, téléphone, courriel)
- Votre curriculum vitae artistique (maximum 3 pages)
- Votre démarche (maximum 1 page/300 mots)
- Documentation visuelle de projets antérieurs avec les crédits (nom de l’artiste, titre de l’œuvre, date de création, lieu d’exposition, photographe) : maximum 15 images en format JPEG, 72 dpi et/ou vidéo d’un maximum de 10 minutes (liens YouTube, Vimeo ou autre diffuseur Web ; les fichiers vidéo envoyés directement ne seront pas téléchargés). * Veuillez noter que la documentation URL doit demeurer en ligne jusqu’à la fin du mois d’avril 2026.
- Une lettre de motivation et proposition d’orientation artistique en lien avec le projet (1 page/300 mots)
Bourse offerte : 3000$
Fourni dans la résidence :
- L’accès aux ateliers de l’École d’art (matériaux aux frais de l'artiste)
- Le logement, incluant une cuisinette
- Le graphisme d'exposition
- La promotion de l’exposition
- L’assistance à la préparation et au montage de l’exposition
- L’accompagnement par les chercheurs Juan Carlos Villarreal A., conservateur de l’Herbier Louis-Marie, Nicolas Brault, directeur de l’École d’art et la chercheuse Geneviève Chevalier, professeure à l’École d’art.
Détails sur le projet :
Depuis le 18e siècle, la science occidentale a créé une classification hiérarchique binomiale latine pour décrire le vivant. Mais la désignation d’une plante dans une langue autre que celle de sa région d’origine efface généralement l’histoire, les connaissances et les usages liées à son nom vernaculaire. Par ailleurs, les changements climatiques et la mondialisation ont amené leur lot de bouleversements pour le territoire et la flore ; comment réfléchir les enjeux d’écosystèmes, de territoires et de migrations botaniques du point de vue des cultures et des savoirs autochtones ?
Puissant reflet de l’identité culturelle, la langue permet un contact avec une identité, une société et un univers. En proposant à un ou une artiste de réfléchir sur la méthodologie de la science botanique, ses lacunes et ses évolutions possibles, le projet vise à amorcer une réflexion créative sur une possible cohabitation et intégration des racines anthropologiques d’un territoire dans une méthodologie déterminée.